Résistance Pédagogique 16

Un blog entièrement consacré à l'actualité de la lutte contre la mise à sac du service public d'éducation.

18 décembre 2008

Ces enseignants qui font de la Web-résistance

 

Ces enseignants qui font de la Web-résistance

       

La fronde contre la réforme menée par Xavier Darcos s'exprime sur le terrain -occupations d'établissements, refus d'appliquer le soutien scolaire, manifestations, grèves...- mais aussi sur le Web. Tour d'horizon.

La suite à lire sur le site de l'Express:  http://www.lexpress.fr/actualite/societe/ces-enseignants-qui-font-de-la-web-resistance_726892.html

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17 décembre 2008

Hérault: 383 "lettres de résistance"

Hérault: 383 "lettres de résistance" remises à l'inspecteur d'académie


De 150 à 200 enseignants se sont rassemblés mercredi devant l'Inspection académique de l'Hérault à Montpellier tandis qu'une délégation y remettait 383 "lettres de résistance" contre les réformes dans l'Education nationale, a constaté un correspondant de l'AFP.

Les enseignants qui ont signé ces lettres expliquent qu'ils ne veulent pas appliquer les réformes en l'état, notamment en ce qui concerne l'aide personnalisée aux élèves.

Ils adressent aussi un ultimatum à l'inspecteur d'académie de l'Hérault pour qu'il lève, d'ici la rentrée de janvier, les sanctions financières et disciplinaires prises à l'encontre de Bastien Cazals.

Ce dernier, directeur d'une école maternelle à Saint-Jean-de-Védas (près de Montpellier), "entré en résistance" contre les réformes dans une lettre ouverte au président Sarkozy, a pris part à la manifestation organisée par les syndicats SNUipp-FSU, Sud, FO, SNE et CNT.

Si les sanctions n'étaient pas levées, les enseignants menacent de faire grève le 13 janvier dans tout le département. Ils en décideront en assemblée générale intersyndicale le 7 janvier.

"C'est une bonne réponse collective, je ne me sens plus seul. Cette action, c'est la meilleure façon de me défendre et de résister à la réforme à venir", a déclaré M. Cazals.

"Aujourd'hui, nous sommes tous des Bastien Cazals. Je viens d'apporter ma lettre, je refuse d'appliquer la réforme. Bastien Cazals n'est plus seul, s'ils le condamnent, ils doivent nous condamner tous", a souligné Benoit Guerrée, enseignant en école primaire à Béziers.

Selon Joël Vézinhet, secrétaire départemental FSU, "les sanctions prises contre Bastien Cazals ont eu un effet inverse à celui escompté car le nombre de lettres de résistance s'est multiplié ces derniers jours".

Parmi les manifestants figurait aussi Alain Refalo, enseignant de Colomiers (Haute-Garonne), l'un des premiers à être entré en résistance contre les réformes en novembre en appelant à la "désobéissance pédagogique" sur internet.

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Nous dénonçons les transformations profondes du système éducatif français

Dans le cadre d’une journée d’appel national à la résistance pédagogique, nous dénonçons les transformations profondes du système éducatif français, mises en œuvre à marche forcée, sans l'adhésion du corps enseignant ni l'information nécessaire aux parents.

Nous sommes 11 enseignants charentais à être entrés en résistance pédagogique mercredi 10 décembre 2008 en postant chacun un courrier individuel à nos inspecteurs de circonscription ainsi qu’à M. l’Inspecteur d’Académie de la Charente.

Nous sommes issus de différents horizons charentais, syndiqués ou non-syndiqués et partageons des valeurs communes concernant notre Ecole.

Nous sommes entrés dans cette action parce nous sommes, comme beaucoup d’entre vous, des enseignants, des parents et des citoyens et que nous estimons qu’il est de notre devoir de ne plus nous taire.

Notre démarche s’appuie sur 3 axes de réflexion :

En tant qu’enseignants,

- Nous sommes choqués par le mépris affiché par notre ministre et par son incapacité à travailler dans la concertation.

- Nous ne pouvons légitimement accepter les nouveaux programmes de 2008 dans la mesure où :
o Les programmes précédents (2002 révisés en 2007) n’ont pas fait l’objet d’évaluation et de critiques justifiant que l’on en change
o Les programmes 2008 ont été imposés par l’actuel ministre sans réellement tenir compte de la synthèse nationale qui montrait une forte désapprobation de la majorité des enseignants consultés. Les contenus nous semblent par ailleurs représenter un véritable recul sur le plan pédagogique.

- Nous n’acceptons pas la mise en place de l’aide individualisée telle qu’elle nous a été imposée dans la mesure où, à moyen terme, elle signe l’arrêt de mort des RASED, et de manière générale la cessation de l’apport de toute aide spécialisée au sein des écoles. En revanche, nous ne refusons pas d’effectuer ce volume horaire et l’emploierons à des travaux en classe en présence des enfants.

En tant que parents,

- Nous n’acceptons pas que nos enfants, dans l’esprit des programmes de 2008, ne soient plus pris en compte en tant que personnes et acteurs de leurs apprentissages.

- Nous n’acceptons pas que nos enfants perdent deux heures d’enseignement par semaine (soit un an sur l’ensemble d’une scolarité) avec un alourdissement du contenu des programmes.

- Nous n’acceptons pas que nos enfants aient comme enseignants des personnels non formés au métier d’enseignant, comme ce sera le cas avec la mise en place de l’agence nationale de remplacement et la disparition annoncée des Instituts Universitaires de Formation des Maîtres (IUFM).

En tant que citoyens,

- Nous nous élevons contre la proposition de loi prévoyant dès la  rentrée prochaine dans certains départements, la création des Etablissements Publics d'Enseignement Primaire (EPEP) : structures de 13  à 15 classes au minimum.  Au nom d’une efficacité gestionnaire, ces nouvelles administrations intermédiaires déséquilibrent gravement la représentation des parents et des enseignants dans les conseils d’administration et entraîneront à terme la disparition  de nombreuses écoles, notamment en milieu rural. Elles menaceront également la liberté pédagogique des enseignants.

- Nous n’acceptons pas la mise en concurrence des écoles entre elles à travers la recherche d’autonomie des établissements et la publication des résultats des évaluations.

- Nous pensons que beaucoup de ces mesures servent de prétexte à des économies budgétaires

- Nous estimons surtout qu’elles vont à l’encontre d’une des valeurs démocratiques fondamentales de notre pays et de la définition de l'école républicaine : l’égalité d’accès à la même école pour tous les enfants.

En tant que parents et citoyens et d'autant plus en tant que personnel de ce Service Public, nous sommes porteurs de ses valeurs fondatrices d'égalité, de solidarité et nous nous devons de les défendre.

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France Info : mercredi 17/12/08

Réformes Darcos : les enseignants entrent en résistance

    France Info - 06:18

Le mouvement a été lancé sur plusieurs blogs. Ils seraient plusieurs centaines d’enseignants, principalement dans le primaire, à ne pas appliquer les nouvelles directives de Xavier Darcos, entrées en vigueur en septembre. Alors qu’une journée nationale d’action est organisée ce mercredi, reportage en Vendée, l’un des berceaux de la contestation…

A quelques kilomètres de La-Roche-sur-Yon et des Sables-d’Olonne, Aizenay (Vendée). Ses 7.400 habitants et quelque 500 enfants qui fréquentent le groupe scolaire Louis Buton, maternelle et primaire. La seule école publique de la ville. Avec ses 19 enseignants, tous entrés en résistance contre la réforme Darcos.

Car avant de reculer sur la refonte du lycée, le ministre de l’Education s’était attelé au lifting des plus petites classes : nouveaux programmes, fin de l’école le samedi matin, instauration des cours de mise à niveau pendant les vacances scolaires pour les enfants en difficulté, et deux heures de soutien hebdomadaire personnalisé.

Mais, bien qu’entrée en vigueur en septembre dernier, la réforme ne passe pas. Certains enseignants, comme les instits d’Aizenay, y voient une "déconstruction progressive et systématique des fondements" "privatisation rampante" de l’Education nationale. du système éducatif, et une

http://www.france-info.fr/spip.php?article226507&theme=81&sous_theme=184

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15 décembre 2008

Une pétition pour les parents

Nous, parents mobilisés*, refusons, aux côtés des enseignants, la casse organisée de l'école publique, laïque et gratuite.

Nous exigeons :

ß Le rétablissement des deux heures hebdomadaires de classe supprimées, l'équivalent d'une année scolaire de classe en moins sur l’ensemble de la scolarité primaire.
ß L'arrêt des suppressions de poste (- 6000 postes à la rentrée 2009).
ß Le maintien et le renforcement des réseaux d'aide aux élèves en difficulté par des maîtres spécialisés formés (RASED ; - 3000 postes à la rentrée 2009 et suppression totale sur 3 ans).

Nous refusons :
ß La création de jardins d’éveils privés payants pour les 2-3 ans et plus, à la place de l’école maternelle publique gratuite.
ß Le remplacement des enseignants absents par des vacataires non formés, gérés par une future "agence nationale de remplacement".
ß L'arrêt de la formation pédagogique des futurs maîtres et la suppression de leurs instituts de formation (IUFM - suppression prévue en 2010).
ß La transformation des écoles en établissements publics (établissements publics d’enseignement primaire – EPEP), financièrement autonomes et gérés localement par un conseil d’administration, qui signifie la fin de l'école publique, laïque et gratuite pour tous.

Nous restons vigilant sur les projets de réforme dans le secondaire (bac pro, lycées...).

Non aux réformes en cours, dont l'objectif est de privilégier l'enseignement privé, d'abandonner les élèves en difficulté et surtout les élèves en difficulté issus des classes sociales les plus faibles.

Oui aux réformes dans l'Éducation nationale si leur but est d'améliorer le système éducatif, l'éveil et la formation des élèves, les conditions de travail des enseignants et donc de réussite des élèves.

Nos enfants sont notre avenir, leur avenir est dans
notre école publique, laïque, gratuite, ouverte à tous.

* premiers signataires : parents des écoles Dolet, Ménilmontant, Eupatoria, Amandiers, Marise Hilstz, Couronnes, La Mare, Maurice Chevalier, Pali Kao, Sorbier, Bidassoa, Levert...

http://parents20.free.fr/petitions/

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14 décembre 2008

X Darcos : "Des programmes qui sont approuvés par une majorité des enseignants"

X Darcos lors de l'émission Riposte (France5 ) le 20 avril 2008.

Transcription des paroles du ministre, à mettre en relation avec l'extrait de la synthèse nationale (synthèse des 1100 synthèses) ci dessous: en gras dans la synthèse ce qui pose problème aux enseignants, en light ce qu'ils approuvent.

"Reproche m'est fait de proposer des programmes que tout le monde puisse comprendre, surtout les familles qui sont en très grande difficulté par rapport à l'école; qui soient écrits dans une langue simple, 30 pages, qui puissent revenir à des fondamentaux, et qui d'ailleurs, contrairement à ce que tout le monde dit, sont aujourd'hui examinés et approuvés par une majorité des enseignants ...
1100 synthèses, que nous allons toutes mettre sur le site du ministère ... et que ces remontées montrent  une approbation de la simplification, du retour à l'essentiel...
...lorsque vous avez, à la fois le soutien d'une majorité d'enseignants du premier degré, des inspecteurs du premier degré...
Xavier Darcos.

À chacun de se faire une idée de la limite entre la vérité et l'intox.

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12 décembre 2008

Ce qui se passe dans nos Apéros-Débats

Apéros de Champniers et Collège du Gond-Pontouvre.

Ecole de Champniers : 25 personnes : 9 enseignants, DDEN, 15 parents.
Les parents ne découvrent qu'à présent ce qui risque de se passer pour l'école.
Les collègues, avec ceux des écoles du Gond distribueront des tracts demain aux ronds-points du Gond et dans l'artère piétonne d'Angoulême de 14h à 15h30.
Une phrase de parent : "qu'est-ce qu'on peut faire pour vous aider ?"

Collège du Gond-Pontouvre : Là aussi, une petite trentaine de personnes, moitié prof, moitié parents, 1 AVS,  deux élus nous rejoignent. J'ai présenté notre entrée en résistance et les raisons qui nous guident. Il apparaît, là également que les parents ne savent pas ce qui se profile. Il faut qu'ils en parlent autour d'eux pour informer puis, réagir. Idée, soutien des lycéens. Nous avons collecté 11 signatures de soutien.

Apéro-débat de La Couronne.

Ambiance assez chaude... j'ai présenté votre action (lettres de résistance) et la nécessaire solidarité à développer...
Proposition des parents d'élèves d'appeler les parents à ne pas accepter l'aide individualisée au nom de sa faible efficacité et surtout car prétexte à la disparition des Rased.  Tract en prépa à cette action.
On va diffuser un tract lundi et jeudi on devrait faire une action spectaculaire, que j'espère se situer dans le droit fil de l'action des "résistants".
Donc une soirée très positive, au cours de laquelle (en plus !) la nécessité d'un grand mouvement interpro en janvier a été largement avancée !
ça monte, ça monte..


Soirée "apéro débat" à Vars.

45 personnes sur deux écoles, dont 9 enseignants, la psycholoque et un collègue d'un mouvement d'éducation populaire.
Présentation de l'expo préparée par les enseignants sur les différents points des réformes annoncées, présentation de la démarche d'entrée en résistance des enseignants.
Échanges très riches avec les parents.
Signature par une 40 de personnes de la pétition de soutien à nos 11 collègues charentais,  dont nous attendons des nouvelles???
10 parents sont repartis avec des pétitions à faire signer.
Les parents sont prêts à se mobiliser, ils vont faire passer l'info auprès des autres parents.


Apéro débat à Saint-Front (en RPI avec Valence)

13 participants; les 2 instits + Christine Pichon d'Aunac et Florence Frainaud (rased Mansle)+DDEN
Présence de la correspondante locale CL (madame Bordet)
Les parents comme les élus semblent vraiment peu informés mais ils font très vite le lien avec la casse dans tous les autres services publics et certains sont prêts à mener des actions spectaculaires...


À Villognon (en RPI avec Xambes)

Petit résumé de notre baptême de la nuit des écoles: 15 personnes dont 5 enseignants, 1 mère d'élève enseignante et 2 maires. Un peu en demi-teinte qu'il n' y ait pas eu plus de parents. C'était les parents du Conseil d'Ecole, en gros. Mais bon, c'est une première, à voir pour la suite. Une maman a eu l'idée de faire passer un genre de pétition, un mot explicatif pour que les gens se sentent plus concernés. Et on fera passer un mot dans Charente libre.
Mais les gens nous soutiennent en règle générale.


École de Bréville

Vendredi soir : très peu de parents, les élus, des représentants de parents d'élèves élus au conseil d'école, du personnel rattaché aux écoles (cantinière, ATSEM, evs), deux instits à la retraite  et les trois instits du RPI.
Des gens intéressés, certains ignorant tout de ces réformes et de leurs enjeux. Des personnes désireuses d'agir.

Voici ce qui a été décidé et proposé :
- un compte-rendu aux familles des points abordés lors de cette soirée et essayer de leur faire prendre conscience des menaces
- le maire de Bréville va contacter les maires de la CDC de Cognac
- proposition de rejoindre le personnel de l'hôpital en janvier afin de rassembler tous les secteurs du service public : "grande manif" sur Cognac. Le maire de Bréville se charge de contacter ce collectif; une mère d'élève travaillant à l'hôpital contactera les syndicats et moi je ferai cette proposition aux syndicats enseignants.
- Certains souhaitaient exposer leur mécontentement en affichant une banderole au grillage de l'école.
- Prendre contact avec d'autres écoles pour savoir comment s'est passé cette "nuit des écoles", ce qui s'y est dit et ce qui est envisagé
Presque tous ont signé la feuille de soutien aux enseignants de Charente.


Javrezac, le 9

- soirée modeste mais répondant aux objectifs, info/échange/casse-croûte : une bonne trentaine de personnes diverses, et "groupes" représentés parfois par une seule personne, mais représentés tout de même : parents dont extérieurs,  élus, Sgen, rased, autres écoles, PS (C. Guindet secrétaire dép), DDEn, quelques citoyens...
- Presse : Sud Ouest (un article à venir dans la page locale)
- Nous avions fait de l'affichage et des photocopies qui ont toutes été emportées, des gens demandent des infos pour alimenter ailleurs, nous ferons suivre
- Tous les points ont été abordés, les EPEP en particulier, ainsi que celle des lettres de résistance pédagogique.
- Des parents ont décidé de se rencontrer lundi soir pour organiser une réunion début janvier  en contactant les APE des écoles de la communauté de communes.
- L'idée est également de fédérer les combats en faveur des services publics, la ville de Cognac étant très impliquée et prévoyant des actions il sera question de la présence de l'Ecole alors.. Il semble que des écoles de Cognac envisagent une "nuit" à leur tour.


Confolens, le 12/12

Un peu plus de 50 personnes dont plus d'une moitié de parents,
plusieurs élus (3 maires, une élue régionale).
Les parents/enseignants sont en
train de se former en collectif pour relancer des actions en janvier (réunion
prévue à Lessac le 13/01).
Trouvé sur le site de Daniel Calin une pétition pour les parents : _Users_christinepichon_Desktop_petitionparents_A4

St Amant de Boixe maternelle.

Les 3 ens. de l'école + 2 du primaire, une quinzaine de parents seulement, et le maire venu dire sa totale solidarité et réexpliquer son engagement dans le refus de mettre en place le service minimum. Des parents déjà "convaincus",  que la directrice invite à diffuser l'info.(en fait les tracts ont été diffusés par les enseignants). Une maman "ose" avancer qu'à l'école il y a "des choses qui ne vont pas", mais elle ne voudrait pas "heurter"; elle ajoute qu'"il faudrait, en plus de dire non, faire des propositions". Très approuvée.... pour elle, des classes de 15 à 18 élèves, pas plus!


Vendredi 12 à Chasseneuil

En regroupant les secteurs de Chasseneuil et Montemboeuf, on était une soixantaine. Essentiellement des enseignants (primaire, secondaire, rased, assos parascolaires) et des élus, des parents aussi. On a abordé les réformes point par point avec un intervenant pour chaque domaine :
municipalités, maternelle, primaire, rased, collège, lycée pro, assos parascolaires et parents. Des échanges autour de chaque point, mais c'était plutôt de la mise en commun d'info. La cohérence des réformes était clairement mise à jour. De là à se poser la questions du pourquoi (elle intéressait peu de gens) et du qu'est-ce qu'on peut faire pour résister.


Vendredi 12 décembre 2008 à Luxé


Organisé par 1 enseignante (sur 3) avec la collaboration de l'Association des parents d'élèves (qui a payé l'apéro...) et l'intervention du psychologue scolaire en fin de soirée.
18 personnes présentes (seuls les parents d'élèves avaient été invités, les élus ayant été informé par ailleurs).
Les parents sont invités à réagir et à poser des questions sur chacun des sujets abordés (maternelle, réduction du temps d'enseignement et mise en place des 2 h de soutien, suppression des RASED, nouveaux programmes, EPEP, associations d'éducation populaire, agence de remplacement, suppressions de postes, suppression des IUFM, réforme des lycées).
Tous les parents présents se sont sentis concernés par les réformes proposées, ils étaient particulièrement surpris et regrettaient le manque d'information quant à ces différents projets. Beaucoup d'inquiétude et de colère à propos de certains sujets comme les RASED, le soutien et les EPEP. Dans l'ensemble, ils ont eu le sentiment que l'on "sacrifiait" une partie des enfants (les plus en difficulté) pour des raisons budgétaires et idéologiques, ce qu'ils ont trouvé inacceptable. Une bonne partie des parents s'est engagée a informer les parents non présents à la réunion, ce qui a été fait soit par le "bouche à oreille", soit par la distribution de tracts à l'entrée de l'école, ou encore par la présence lors de manifestations (le présidente de l'APE est venue à la manifestation du 10 décembre...).
Bref, dans l'ensemble les parents présents étaient contents d'avoir été informés et cet apéro-débat s'est déroulé dans une bonne ambiance.


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11 décembre 2008

Les soutiens lors de la manif du 10 décembre

Au cours du défilé, ce sont plus de 100 personnes qui ont signé le texte de soutien aux enseignants entrés et résistance.

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Des parents,profs, EVS, Iatoss, CPE, élus, responsables d'associations (Usep, Fcol), étudiants, quelques élèves et un vice président du Conseil Général , le 1er secrétaire du PS, et un sénateur de la Charente.

Merci de leur soutien sincère et qu'ils en appellent d'autres, beaucoup d'autres...


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Soutien à la ‘résistance pédagogique’

Soutien à la  ‘résistance pédagogique’

Plusieurs enseignants de Charente ont décidé d’entrer en ‘résistance pédagogique’ en affirmant leurs convictions profondes face à certaines réformes mises en place à la rentrée 2008.

Ils ont donc rédigé un courrier individuel à leur Inspecteur de circonscription et à l’Inspecteur d’Académie pour expliquer leur décision concernant notamment :
- Un rejet des nouveaux programmes et de leur approche mécaniste des apprentissages/ un retour aux programmes 2002 et leur évaluation
- Une suspension/réorganisation des aides personnalisées au moins  tant que celles-ci remettent en cause l’existence des RASED

Ces enseignants refusent de garder le silence face aux incohérences, à la précipitation et à ce qui apparaît de plus en plus comme une destruction programmée de l’Ecole Républicaine en laquelle ils croient.
Le risque qu’ils prennent sera d’autant plus réduit qu’ils seront rejoints et soutenus par leurs collègues, mais aussi par les parents d’élèves et toutes les personnes qui se sentent concernées par l’avenir du service public d’éducation

A votre tour, engagez-vous !

« Je partage les convictions de ces enseignants et je soutiens leur action »

Nom     Prénom    qualité    signature


Si vous faites signer ce texte lors de la nuit des écoles ou ailleurs, merci de le renvoyer à l'école Célestin Freinet, Le bourg 16460 Saint-Front.

Texte téléchargeable ici:

_soutien_résistance pédagogique      

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La Charente Libre du jeudi 11 décembre

QUAND LES ÉCOLES ENTRENT EN RÉSISTANCE
Les réformes de Xavier Darcos, ministre de l'Education nationale, font des vagues.  Des écoles se mobilisent et des professeurs entrent en résistance
11.12.2008
Frédéric BERG

A Soyaux  mardi soir, huit écoles ont veillé pour des échanges entre profs, parents et élus •
Au départ c'était un chuchotement, puis une voix claire. C'est maintenant une polyphonie. L'école se réveille et mobilise. De plus en plus de profs, de parents, d'«amis» de l'éducation s'inquiètent des «menaces» qui pèsent selon eux sur l'école publique. Sur l'enseignement plus généralement. En Charente, une seule école, celle de Javrezac, avait allumé la lumière pour la première Nuit des écoles au mois de juin afin de dire «non» aux réformes engagées par Xavier Darcos, le ministre de l'Education nationale.

Cette fois, plus de cinquante écoles et quatre collèges organisent des moments de rencontre avec les parents, les élus et tous ceux que l'avenir de l'enseignement intéresse. Mardi soir à Soyaux, huit écoles ont ainsi joué les prolongations tard dans la nuit. A Aigre, une cinquantaine de personnes ont participé à un apéro-débat (lire en pages Ruffécois). Hier, une manifestation a réuni un bon millier de personnes à Angoulême: profs, parents, lycéens, auxiliaires de vie scolaire, etc. Demain, ce sont des dizaines d'écoles partout en Charente qui vont à leur tour «ouvrir le débat» autour de l'avenir de l'éducation (lire par ailleurs).

«ça fait froid dans le dos»

Ces «rendez-vous citoyens» permettent souvent des échanges assez riches avec d'un côté des professeurs visiblement très inquiets de ce que les «réformes Darcos» vont changer dans le quotidien des établissements scolaires et pour les élèves; de l'autre des parents souvent très surpris de ce qu'ils entendent. «Je découvre des choses incroyables et les médias n'ont pas beaucoup parlé de tout ça. Franchement, ça fait froid dans le dos», remarquait une maman mardi soir à Soyaux.

Dans les écoles transformées le temps d'un soir en forum, où les gâteaux secs et les mandarines côtoient une motte de grillon, les profs reconnaissent «innover, sortir des clous». Pour lancer la discussion, ils essayent de détailler les conséquences des réformes: «Création de jardins d'éveil à la charge des communes pour remplacer les maternelles, réduction du temps d'enseignement, suppression des aides spécialisées, les Rased, aux élèves en difficulté, postes supprimés, nouveaux programmes réducteurs et inadaptés, création des établissements publics d'enseignement primaire et menace des petites écoles, destruction des associations d'éducation populaire, fin des instituts de formation des maîtres, fin des BEP, dévalorisation du bac…»

A l'école Célestin-Freinet, une anecdote concrète: «Le voyage que les gamins ont fait l'an passé à Font-Romeu, c'est fini, plus de crédits.» Nadège, une enseignante de l'école maternelle voisine, enfonce le clou. «L'aspect familial des petites structures qui garantissait un suivi efficace, ça aussi c'est menacé, comme le principe de laïcité, d'égalité des  chances…»

Ali, un parent d'élève, se fâche. «On paye des impôts pour être solidaires, pour que les mêmes chances soient offertes à tous. Pas pour que le gouvernement donne des milliards aux banques…» Il promet de rester mobilisé. Certains parents imaginent des blocages symboliques d'écoles, des manifestations…

Juste à côté, à l'école Edouard-Herriot, des mamans réunies devant un tableau noir écarquillent les yeux en écoutant la journée d'Enzo, gamin de CP en 2012, une fiction que la réalité pourrait rattraper. Un scénario anonyme très noir, devenu en quelques mois un texte étendard qui ramasse toutes les inquiétudes: des classes surchargées, des élèves oubliés ou carrément exclus, des méthodes de travail aberrantes, etc.  «Une projection basée sur les textes actuels, les expérimentations en cours et les annonces du gouvernement», assurent les enseignants.

«La France d'en bas

abandonnée»

Fanta Diallo, élue PS d'opposition à Soyaux, a fait le tour des huit écoles «allumées» dans sa commune mardi soir. «Xavier Darcos a réussi à mobiliser tout le monde contre lui. J'ai l'impression que le gouvernement veut créer une élite et abandonner la France d'en bas, les enfants en difficulté. Ici ça ne passe pas.»

Nuit des écoles mais également désobéissance ou cybermobilisation, plusieurs enseignants de Charente entrent concrètement en résistance. Certains ont même posté une lettre à leur inspecteur hier pour dire qu'ils n'appliquent pas les nouveaux programmes (lire ci-dessous). Ces  «pédagos-résistants» affichent leur conviction. «On veut une école publique de qualité pour tous. On ne veut pas la perturber mais au contraire la protéger contre les menaces qui pèsent sur elle. Les mesures gouvernementales désorganisent petit à petit l'école publique et la menacent dans ses fondements. On doit résister contre ce dynamitage.» Une résistance qui commence à faire du bruit.

Les faits du jour en région
ONZE PROFS DES ÉCOLES ONT DÉCIDÉ DE DÉSOBÉIR
11.12.2008
Ils sont onze pour l'instant: Bruno Landreaud, Olivier Gibert, Sandrine Dupin-Bosselli, Dominique Castel, Xavier Favre, Christelle Baron, Benoît Vary, Sébastien Goyer, Hélène Dumas, Martine Plainfossé, Pascale Protzenko. Onze professeurs des écoles de toute la Charente qui ont décidé d'«entrer en résistance pédagogique non clandestine». Hier, juste avant la manifestation d'Angoulême, ces  «pédagos-résistants», comme ils se désignent, ont posté chacun une lettre à leur inspecteur (• photo Majid Bouzzit). Des lettres pour dire  «qu'en conscience», ils ne veulent pas appliquer les nouveaux programmes, qu'ils refusent de participer à la destruction des réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté (Rased)…

Olivier Gibert, porte-parole, résume leur message: «On se positionne en tant qu'enseignants en refusant d'appliquer les programmes 2008 qui sont un véritable retour en arrière. On ne mettra pas non plus en application les heures d'aide individualisée mais on fera autre chose dans nos classes à la place. On se positionne également en tant que parents en refusant la destruction de notre formation, la création d'un service de remplacement qui induit que n'importe qui peut faire la classe sans formation. Et puis on se positionne aussi en tant que citoyens parce que les réformes Darcos préparent une destruction programmée de l'école publique. Le risque c'est de ne plus permettre l'égalité d'accès à l'école pour tous.» Ils appellent en outre les parents à venir dans les écoles pour s'informer sur les réformes à venir.

Les faits du jour en région

LE CRI D'ALARME DES ACCOMPAGNANTS DE VIE SCOLAIRE

11.12.2008

«Qu'on arrête de faire du bricolage», disent les  accompagnants de vie scolaire réunis au sein d'une association • photo S. C.

«On a acquis une expérience, développé des compétences, un savoir-faire auprès des enfants handicapés. Tout ça va être mis à la poubelle!» Ils sont une dizaine d'accompagnants de vie scolaire - EVS en contrat d'avenir ou AVS en contrat à durée déterminée - à exprimer leur colère et leur désarroi ce mercredi à Angoulême. Ils sont environ 180 dans le département de la Charente, comme eux, à être payés au Smic horaire, entre 740 et 820 euros par mois pour un vrai travail d'accompagnement des quelque 300 écoliers handicapés scolarisés en milieu normal. Ils les assistent dans les déplacements, les prises de notes, l'organisation, le suivi des cours. Ils se sont formés «sur le tas» pour une aide individualisée.

Attendus depuis longtemps par les parents, les accompagnants de vie scolaire sont devenus un rouage essentiel dans la prise en charge du handicap. «On nous demande de nous comporter comme des professionnels mais on ne nous considère pas comme des professionnels», déplorent-ils, en affichant leur ras-le-bol et leur inquiétude pour demain.

Ils savent que leur contrat, renouvelé généralement en décembre et en juin, n'excédera pas deux ans. Il leur faudra prévenir les enfants qu'ils suivent - deux ou trois en moyenne - et trouver un autre job. Ils ont le sentiment d'occuper une fonction sans avoir un vrai métier.

La preuve.  «On arrive sur un cas sans connaître son problème. On est soumis au secret professionnel mais on ne peut pas avoir d'information du milieu médical qui pourrait nous aider parce qu'on n'appartient pas au milieu. On n'a pas de légitimité», témoignent-ils.

Constamment entre deux chaises, deux missions, les accompagnants de vie scolaire souhaitent «une reconnaissance», «un statut», «une formation de qualité». Ils réclament, en manifestant comme hier soir à Angoulême ou dans une pétition qu'ils s'apprêtent à adresser à l'Education nationale: «La fin de cette situation de précarité».

Ils peuvent témoigner les uns et les autres de leur engagement. L'un a appris le braille pour mieux accompagner une élève aveugle. L'autre s'est familiarisé avec une méthode spécifique aux enfants dyslexiques pour être plus performant. Ils sont heureux de faciliter l'intégration de ces enfants. Ils aimeraient aussi qu'on facilite la leur. Dans la vie active.

Sylviane CARIN

Pays Ruffécois
UNE CONFRONTATION INSTRUCTIVE SUR L'ÉCOLE À AIGRE
Cinquante  personnes ont débattu des réformes de l'école dans un climat studieux. Prochain rendez-vous: Ruffec-Verteuil

11.12.2008
Thierry CORDEBŒUF

Une cinquantaine de personnes a participé à l'un des premiers débats sur l'école mardi soir à Aigre • photo T. C.

Pendant deux heures mardi soir à la salle des fêtes d'Aigre, près de cinquante personnes ont participé à un des premiers débats sur l'école organisés par les enseignants et les parents d'élèves (lire en page 3). Une quarantaine de rencontres sont prévues en Charente dont une à Ruffec mardi prochain (1). A Aigre, ce fut un débat bien ordonné et bien mené, au point d'oublier l'apéritif qui devait donner de la convivialité aux discussions. A peine le temps de se saluer et d'ajouter des tables pour loger tout le monde, et l'assistance entre dans le vif du sujet, laissant bouteilles et chips sur un coin de nappe.

Dans la grande salle aux murs roses accolée à la mairie, on compte un gros tiers d'enseignants, un petit tiers de parents et des élus dont le maire d'Aigre, Jean-Paul Ayrault, qui prend des notes, Philippe Combaud, son prédécesseur, ou encore les maires d'Oradour et de Fouqueure. Olivier Bourchemin, instituteur à l'école primaire d'Aigre, et Annette Bonnet, directrice de la maternelle, veillent au respect d'un ordre du jour qui balaye les réformes en gestation à l'Education nationale. «La grève ne nous satisfait pas plus que vous. On a imaginé ces débats pour exprimer notre désaccord et nos inquiétudes sans vous prendre en otage», précisera au cours de la soirée Lucile Barbotin, enseignante à Aigre elle aussi.

«Tout n'est pas négatif»

Si les enseignants présents contestent l'ensemble des mesures préconisées par le ministre Xavier Darcos, le débat à vraiment lieu ce mardi soir. Sur les enfants de 2 ans, par exemple, qui ne seront plus scolarisés: «Cela va pénaliser les familles modestes qui vont devoir payer. De plus, en milieu rural, il n'y a pas de structures suffisantes pour accueillir ces enfants», assure une institutrice. «L'école n'est pas faite pour arranger financièrement les parents; 2 ans, c'est trop jeune pour aller à l'école», rétorque une Aigrinoise. Une autre enseignante rebondit: «A terme, on supprimera toute la maternelle en vue d'une harmonisation européenne. En Angleterre, en Allemagne, en Italie, la maternelle n'existe pas.» Noëlle Longueville, directrice départementale de l'Education nationale, soupçonne le ministre de vouloir favoriser le secteur privé et appelle à «la mobilisation».

La suppression des réseaux d'aide spécialisés aux élèves en difficulté - les fameux Rased dont le rôle est expliqué avec clarté et conviction par Jean-Louis Jonquet en poste à Aigre et Villefagnan - est condamnée unanimement. En revanche, le débat rebondit sur les heures de soutien voulues par l'Etat. Les enseignants les fustigent, voyant dans cette mesure comme dans les autres une manière de mieux faire passer les suppressions de postes. Des parents défendent ce soutien:  «Tout n'est pas négatif, c'est une mesure utile.» Le débat a lieu encore mais dans le calme, avec de vrais échanges.

«Vécue comme une violence»

La création annoncée d'établissements publics d'enseignement, des structures regroupant une quinzaine de classes, inquiète encore. «Comment cela se passera en milieu rural avec un directeur itinérant?», interroge Brigitte Bouin, institutrice, qui craint «la disparition des écoles de proximité». Des participants interpellent les enseignants sur leur refus  «systématique» de toute réforme. «On est conscients que l'école doit progresser mais ces mesures sont prises sans concertation», justifie l'animateur. «On précipite les choses. La réforme des lycées est aussi vécue comme une violence et échouera car elle est imposée», prédit le principal du collège d'Aigre, un établissement préoccupé par son avenir. Le débat aborde aussi la fin programmée des détachements: «C'est la mort annoncée des classes de découvertes et de nombreuses associations», prévient Olivier Bourchemin. Finalement, l'apéritif a lieu, à 20h30, après deux heures intenses d'échanges instructifs. Pour les uns comme pour les autres.

(1) Apéro-débat mardi 16 décembre à 18h à la maternelle de Ruffec organisé par les enseignants  des écoles de Ruffec et Verteuil.

Posté par programme2008 à 22:17 - Dans les médias - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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