Résistance Pédagogique 16

13 mars 2012

Suspension de l'aide personnalisée

Pour protester contre le démantèlement des Rased j'ai décidé de suspendre l'aide personnalisée du 12 au 27 mars 2012.

 

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19 février 2012

SUSPENSION de l'AIDE PERSONNALISEE


Le SNUipp-FSU 16 a décidé d’appeler à la suspension de l’AP du 12 au 27 mars prochain pour alerter l’ensemble de la communauté éducative et attirer l’attention du ministère.
Le ministère considère que la mise en œuvre des stages de remise à niveau et de l’aide personnalisée a vocation à se substituer aux RASED, et va même jusqu’à chiffrer les heures d’AP en équivalents temps pleins (ETP) d’aides spécialisées.
Pour lire le dossier complet (lettre à l'IEN, mot aux parents, mot pour expliquer ce qu'est un RASED, lettre aux élus)
http://16.snuipp.fr/spip.php?article657

 

 

 

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26 juin 2011

Lettre ouverte d'enseignants du 1er degré de l'Allier

Le 22 juin 2011 Lettre ouverte d'enseignants du 1er degré de l'Allier
A Monsieur l'Inspecteur d'Académie de l'Allier, Directeur des Services Départementaux de l'Education Nationale
Évaluations nationales, nous fonctionnons malgré nous.
Encore une fois, nous avons fait passer les évaluations nationales de CM2 et de CE1. Cette année, les évaluations de grande section, pour l'instant non obligatoires, sont apparues. Nous ne pouvons taire le fait que ces évaluations et leur logique nous gênent vis à vis de nos élèves, de leurs parents et de notre éthique professionnelle pour plusieurs raisons :
•    ces évaluations ne servent toujours pas à la réduction de l'échec scolaire, car elles ne permettent toujours pas le diagnostic des difficultés des élèves,
•    la conservation des résultats nominaux sur base informatique participe toujours au fichage des élèves durant leur scolarité,
•    elles poussent à centrer le travail en classe sur une pratique de bachotage et la recherche de résultats quantitatifs,
•    elles servent à légitimer les dispositifs d’aide individualisée (stage de remise à niveau, aide personnalisée) largement contestés dans la profession,
•    elles évaluent les compétences des programmes de 2008, eux aussi largement contestés alors que les programmes de 2002 nous paraissaient plus adaptés,
•    elles contribuent à la standardisation pédagogique de nos pratiques de classe. A chaque nouvelle réforme, notre liberté pédagogique est un peu plus remise en cause,
•    le versement de la prime de 400 euros tend à nous diviser.
De plus, nous avons bien noté que dans son rapport de juillet dernier, l’Inspection Générale de l’Éducation Nationale annonçait l’étape faisant suite à la mise en place des évaluations : « demander aux écoles des objectifs chiffrés d’amélioration des résultats ». Ce pilotage par l’évaluation, qui a déjà montré ses effets néfastes dans les pays où il a été appliqué, fait peser une menace lourde sur le système éducatif, en instaurant un outil de mesure des résultats qui va permettre une concurrence entre les élèves, les personnels et les écoles. Il contribue à terme, avec la disparition de la carte scolaire, à la transformation de l’école en un vaste marché.
Aujourd'hui nous savons que les résultats à ces évaluations sont utilisés lors des inspections de certains collègues. Nous considérons que notre travail ne se réduit pas à lire des consignes et cocher des cases. N'est-il pas plus professionnel, exigeant et efficace, pour nos élèves, de construire des séquences, réfléchir à des exercices qui évaluent véritablement des connaissances, corriger sans se contenter d'un codage imposé, en en mot enseigner et envisager une évaluation au service des apprentissages ?
Nous tenons à exprimer publiquement, par cette lettre, nos critiques sur ces évaluations qui illustrent la politique éducative de ces dernières années, largement critiquée au sein de notre profession. Notre position est celle de professionnels de l'Education et de l'Enseignement qui refusent de voir leur métier et leur éthique malmenés.
Veuillez recevoir, Monsieur l'Inspecteur d'Académie, nos sincères salutations et l'assurance de notre profond attachement à l'Ecole Publique.
Premiers signataires :
Claudine Baffier (Lyautey Vichy), Thérèse Baillavoine (St Germain de Salles), Géraldine Banevitch (Doyet), Loïc Barland (Chamblet), Mireille Béziaud (Neuvy), Chantal Bislinski (Le Malcourlet Gannat), Eléna Blond (Lignerolles), Chantal Bonnet (Chantelle) Anne Bourquard (Eugène Bannier Gannat), Solène Bouteille (Chazemais), Marielle Breillac (St Félix), Ingrid Breton (Cosne d'Allier), Bruno Bulf (Alain Fournier Domérat), Martine Burger (Mariol), Marie Carteron (Meaulne), Erwan Charny (St Désiré), Caroline Chauvet (Verneix), Eliane Coquet (Creuzier Le Vieux), Sophie Delarbre (Autry Issards), Anne-Laure Desgeorges (Jean Racine Montluçon), Florence Dion (IME le rocher fleuri St Angel), Jérôme Duboeuf (Abrest), Claudine Fabre (Lyautey Vichy), Martine Forest (Louise Michel Yzeure), Lydia Grau (Ronnet), Cécile Jarre (Commentry), Bérangère Labalette (Vichy), Catherine Lagier (Chazemais), Frédéric Lambert (Vendat), Catherine Margelidon (les deux érables Varennes/Allier), Christine Magnaud (Busset) , Kévin Martin (Montvicq), Emilie Mondière (Chazemais), Clotilde Monot (Cosne d'Allier), Marie-Line Moret (Paray sous Briailles), Frédérique Paty (Villeneuve/Allier), Cécile Raby (Emile Guillaumin Désertines), Charlène Reynaud (Montvicq), Sophie Rigoulet (Cosne d'Allier), Christine Sans (Dormoy Bellerive/Allier), Nicolas Sem (Montcombroux Les Mines), Rachel Simonet (Le Malcourlet Gannat), Jacques Siutkowski (Le Malcourlet Gannat), Céline Suzanne (Jean Macé Moulins), Joseph Tarantini (Saligny/Roudon), Christine Tauveron (Cosne d'Allier)
Copie adressée aux organisations syndicales de l'Education Nationale de l'Allier
Contacts : Chantal Bislinski (jacques.siutkowski@orange.fr), Erwan Charny (erwan.charny@ac- clermont.fr), Solène Bouteille (bouteillesolene@yahoo.fr), Kévin Martin (martin8kevin@hotmail.fr)

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18 mai 2011

LPC

Les écoles du secteur de Gond-Pontouvre réunies le 13 avril pour débattre et échanger sur le
livret personnel de compétences se sont interrogées sur la question suivante :
Quel est le rôle d'un tel livret ?
Nous évaluons les élèves dans le but de faire le point avec eux sur leurs connaissances et leurs
savoir-faire, pour avoir des. outils de remédiation au sein du conseil de cycle, pour rendre
compte aux parents des progrès et des acquis de leurs enfants et enfin pour transmettre ce
suivi au collège.
Or ce livret individuel de compétences ne nous semble pas répondre à l'idée que nous nous
faisons de notre travail, ni respecter les élèves en tant qu'individus en devenir.
La plupart des compétences de ce livret sont floues, imprécises ou beaucoup trop larges, et
ceci se double d'un système de codage binaire (acquis/non acquis).
Comment évaluer dans ces conditions, pourquoi et pour qui ?
En tant que pédagogues soucieux de faire preuve de conscience professionnelle et
d'honnêteté, il nous paraît impossible de remplir ce livret inadapté, inutile et beaucoup trop
figé.
De plus, l'informatisation de ce livret à partir de l'année prochaine recouvre potentiellement
des objectifs dangereux et inquiétants concernant la confidentialité et les libertés
individuelles.
En conséquence, nous décidons de ne pas remplir ce livret car :
-    il ne nous est d'aucune utilité
-    il catégorise les élèves de façon définitive
-    il participe à la création d'un fichage supplémentaire des élèves
-    il crée une échelle de comparaison des écoles
-    il détourne et augmente le travail des enseignants qui deviennent des fournisseurs d'éléments statistiques, au détriment de leur travail fondamental de pédagogues.

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LPC

Enseignant du secteur de Soyaux,

Je considère :

* que le Livret Personnel de Compétences  (LPC) est un fichier de traitement automatisé des données qui appartient à l'État et aux sociétés privées qui le gèrent, et non plus à l'élève et à sa famille (comme les outils passés ou actuels) qui n'auront accès qu'à une copie.

* que le LPC est un fichier numérique qui permet de tracer les enfants et d'exploiter des renseignements scolaires et extra-scolaires les concernant, et qui fichera la personne tout au long de sa vie, tel un CV électronique  hors de sa portée.

* que le LPC procède d'un système binaire (validé/non validé), qui ne laisse aucune place à la nuance, à la progression de chacun et à l'évaluation formative.

* que le LPC nécessiterait un temps énorme consacré à l'évaluation au détriment des phases de recherche nécessaires aux apprentissages.

* que le LPC transforme l'enseignant en instrument de contrôle social et culturel. Cela lui retire sa capacité d'exercer la liberté pédagogique qui est la base de son métier.

* que le LPC permet de lier les résultats des élèves à l'évaluation des enseignants, et d'établir un classement des écoles et des enseignants, ce qui dénature l'acte pédagogique.

J’affirme :

* que le Droit à l'oubli et le Droit à l'erreur sont indissociables du respect de la vie privée et de la construction de chaque être humain.

* que, face à la généralisation de la compétition, la coopération entre pairs est indispensable.

* que nous devons rester des Hommes libres enseignant à des Hommes libres, et non devenir de simples exécutants.

* que l’enjeu de ce début de siècle est de former tous les élèves et donc le peuple aux technologies numériques et leurs applications, leurs enjeux, leurs risques, leurs fonctionnalités en opposition à un enfermement dans des fichiers inaccessibles.

* que l'école publique doit rester le lieu de la préparation et de la mise en oeuvre de la devise républicaine LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE, dont les principes seraient reniés par la mise en place du LPC.

Je refuse,  en conscience, de remplir ce Livret Personnel de Compétences

car «  il est une atteinte à ce qu'il y a de plus précieux dans l'aventure humaine : la possibilité de devenir autre.  » Albert Jacquard

Fait à Soyaux, le ……………
Nom : …………………………
Prénom : ……………………..
Établissement : ………………

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13 avril 2011

Le livret personnel de compétences

 Le livret personnel de compétences

 

Après une matinée de solidarité consacrée à l'étude du LPC, j'ai compris que:

- Le LPC est un fichier  de traitement automatisé des données qui appartient à l'État et aux sociétés privées qui le gère.
- Le LPC n'appartient pas à l'élève et à sa famille, qui ne pourront bénéficier que d'une copie de ce fichier.
- Le LPC ne nécessite ni le consentement des enfants, ni celui de ses parents.
- Le LPC est un fichier numérique qui permet de tracer les enfants et d'exploiter des renseignements les concernant.
-Le LPC est un fichier scolaire et extrascolaire qui accompagnera le jeune dans son orientation.
- Le LPC sera intégré à un « super » CV électronique qui suivra la personne tout au long de sa vie sans qu'il puisse  y apporter des modifications.
- Le LPC permet lier les résultats des élèves à l'évaluation des enseignants.
- Le LPC participe à l'établissement d'un classement des écoles et des enseignants.
- Le LPC introduit la notion de compétition entre les écoles et les enseignants, ce qui dénature l'acte pédagogique.
- Le LPC contribue à la généralisation de la compétition,  là où la coopération est souhaitable (A Jacquart).
- Le LPC transforme l'enseignant en instrument de contrôle social et lui retire sa capacité d'exercer la liberté pédagogique qui est la base de son métier.
- Le LPC est un instrument, qui associé à d'autres fichiers (INE, Base élèves, Affelnet, Sconet,le Web classeur de l'Onisep,  passeport d'orientation...) est destiné à travers l'école, à formater des citoyens pour satisfaire le marché du travail.
 

Pour toutes ces raisons,
considérant que sa mise en place est un danger pour la démocratie car, en remettant en cause par le fichage de tous, dès le plus jeune âge, le respect de la vie privée et le droit à l’oubli, il s’attaque aux libertés fondamentales,
je déclare qu'en conscience je refuse de participer au renseignement de ce fichier.

 

Sondage:

 

 

Je suis enseignant, j'ai compris à quoi servait le LPC et je suis :
 
d'accord avec le texte ci-dessus
pas d'accord avec ce texte
je ne remplirai pas le LPC
je remplirai le LPC
 
Résultats
creer-sondage.com
 

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24 mars 2011

Je pense que le système AGART est absurde et liberticide et que l'administration doit le retirer rapidement.

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Après GAIA .... AGART

 

Après GAIA .... AGART

 

Déjà passablement agacés par la mise en place du dispositif AGART, nous venons d’apprendre que nous devrions nous déclarer non grévistes pour des grèves en date des 16, 17 et 18 mars qui ne concernent pas forcément les enseignants du 1er degré. D’autres sont annoncées dans les prochains jours. Nous devrons donc, maintenant, être à l’affût de tous les préavis de grèves concernant la fonction publique.

 

Plusieurs collègues se sont déjà vus retirer des journées de salaire, faute d’informations, alors qu’ils étaient non grévistes.

 

Nous nous interrogeons sur la légalité d’un tel procédé. Comment peut-on retirer des journées de salaire à des personnes qui ont respecté la loi en ne se déclarant pas gréviste 48 heures à l’avance (ce qui, de fait, devrait suffire à justifier leur statut de non gréviste) ?

 

D’autre part, nous dénonçons l’absurdité de ce dispositif qui nous oblige à dépenser de l’énergie et du temps à rester en alerte sur toute grève à venir qui ne nous concerne pas, toujours, de façon directe. A quand une pointeuse à l’entrée de l’école?

 

Nous proposons donc une grève pour protester contre AGART, GAIA ... etc ... BACCHUS, ROMULUS, BAC + et les autres.

Rendez-vous pour montrer notre mécontentement à l’AGART !!!

 

Signé : Les enseignants de Puy de Nelle (maintenant passablement énervés)

 

Diffusez largement ce message.

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09 février 2011

Des inspecteurs qui désobéissent?

Communiqué du SNPI-FSU sur le plan maths-sciences de Luc Chatel Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par SNPI-fsu  
31-01-2011

Nouveau plan pour relancer les maths et les sciences à l’école :


Sisyphe commence à gronder !

 
Le SNPI-FSU découvre avec stupéfaction le nouveau plan de relance des maths et des sciences à l’école lancée par Luc Chatel. Cette annonce est un véritable déni des réalités et des efforts des enseignants et des inspecteurs depuis des années. Le ministre prend les Français, les enseignants et les inspecteurs pour des amnésiques chroniques.

 

En effet, déjà en 2007 un de ses prédécesseurs, Gilles de Robien, avait rédigé une circulaire d’instruction pour la généralisation d’une séance quotidienne de calcul mental. Elle est appliquée !

Dans la suite du plan de rénovation de l’enseignement des sciences et la technologie de 2000 (PRESTE), les programmes de 2002, « révoqués » par le prédécesseur immédiat du ministre, Xavier Darcos, insistaient avec intelligence sur la didactique des sciences, en harmonie avec les principes du dispositif « la main à la pâte » pour développer l’observation, l’expérimentation et la problématisation des travaux d’élèves. Malgré des programmes 2008 indigents en matière de didactique, les inspecteurs et les conseillers pédagogiques continuent de promouvoir ces orientations pédagogiques validées par la communauté scientifique.

Enfin, dans la plupart, sinon dans la totalité des inspections académiques, il existe depuis longtemps un inspecteur de l’Éducation nationale particulièrement missionné pour la didactique des mathématiques et un autre pour celle des sciences.

Le nouveau plan du ministre ne fait qu’inventer ce qui existe déjà ! Il ne résoudra donc rien.

S'il y a difficulté  à enseigner aujourd’hui, les causes  sont à trouver dans les faiblesses suivantes :

  • Le jeu politique de ministres qui redécouvrent, comme si c’était des nouveautés dues à leur clairvoyance, des pratiques en œuvre depuis longtemps (par exemple, le retour aux fondamentaux, véritable marronnier de toutes les réformes depuis au moins 1985). Ce faisant, ces ministres ne cessent de déstabiliser les enseignants en laissant croire aux Français qu’avant leur décision médiatique, rien de bien ne se faisait dans les classes.
  • La déficience de la formation continue dont le volume n’a cessé de diminuer depuis 2005, tout particulièrement dans le domaine des sciences.
  • La semaine de classe de 24 heures sur quatre jours qui se traduit par un émiettement des apprentissages sur un rythme stressant pour les enseignants et pour les élèves ainsi qu’à une réduction du temps disponible pour les exercices de calcul réfléchi ou mental et de mémorisation,
  • La diminution drastique d’année en année des crédits pédagogiques d’État qui sont pratiquement réduits à néant cette année pour les écoles primaires.
  • La fatigue morale d’une école qui subit une politique de régression intensive sur le plan budgétaire et fonctionnel, mais aussi sur le plan de la cohérence des ambitions depuis 2005. Force est de constater que tout n’est que critique et dénigrement d’État, relayé par les pires adversaires de l’école publique.


Le SNPI-FSU pense que cette dernière déclaration est un véritable camouflet à tous les inspecteurs. L’école gronde de plus en plus devant tant d’impéritie et d’inconséquence médiatico-politique. Cela peut mal finir ! Sisyphe n’est plus heureux.

 

Les Lilas, le 31 janvier 2011


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14 janvier 2011

EVALUATIONS NATIONALES : ils persistent, nous aussi !



ICEM – Pédagogie Freinet
10, chemin de la Roche Montigny -  44000 NANTES
Tél. : 02 40 89 47 50
Mél. : secretariat@icem-freinet.org
Site Internet : http://www.icem-pedagogie-freinet.org

EVALUATIONS NATIONALES : ils persistent, nous aussi !

L’ICEM (Institut Coopératif d’Ecole Moderne – pédagogie Freinet) a toujours pris position contre la culture envahissante de l’évaluation ; celle-ci devient aujourd’hui un culte qui étend peu à peu son emprise sur l’Éducation Nationale.

Les élèves de CM2 et de CE1 en pâtissent depuis 2009. Nos dirigeants persistent et « améliorent » d’année en année la perversité du système.

Dans un premier temps les résultats de ces évaluations étaient transmis au collège sur document papier, maintenant la validation des compétences sera transmise par voie informatique dans les établissements d’accueil des élèves. Quid de l’anonymat sur base élève puisque le document transmis est nominatif ?

Évaluer afin de contrôler la bonne mise en œuvre des programmes et mettre les résultats en ligne pour comparer les écoles,c’est abolir, malgré les dénégations officielles, la liberté pédagogique des enseignants, c’est mettre les écoles en compétition, c’est construire une école inégalitaire en incitant les parents à inscrire leurs enfants en fonction des résultats obtenus dans telle ou telle école.

Les derniers textes officiels confirment que nous sommes bien entrés dans une culture du résultat chiffré, incompatible avec les problématiques de l’enseignement-apprentissage. Nous sommes à présent sous l’emprise de la LOLF et de son lot d’indicateurs (de pilotage, de réussite, de performances), en contradiction avec les intentions affichées au départ par le dispositif d’évaluation.

Il ne faut donc pas s’étonner que le Ministère lui-même fasse une « correction statistique » lors de l’analyse finale des résultats avec des arguments à valeur pseudo-scientifique. Pour autant, les résultats des études internationales (Pisa) ne suivent pas cette voie malhonnête…

De Célestin Freinet à nos jours, l’ICEM a toujours été et reste une force de propositions. La pédagogie Freinet a su s’adapter, sans se renier, aux évolutions de l’école et de la société.

En suivant les voies ouvertes dans le domaine de l’évaluation par la pédagogie Freinet, et en rappelant qu’il n’y a aucune obligation de faire remonter les résultats de ces évaluations à l’administration puisque le législateur a prévu qu’elles devaient rester un outil pour l’enseignant et les équipes pédagogiques, nous contribuerons toujours à combattre le développement d’une telle logique.

C’EST POURQUOI

L’ICEM réaffirme son choix d’une éducation qui, parce qu’elle considère l’enfant comme un être social, une personne à part entière, lui apporte les aides appropriées à ses apprentissages en ne les isolant pas artificiellement de ses expériences, et développe ainsi sa capacité à être auteur et acteur des nécessaires évolutions sociales.
L’ICEM soutient tous les enseignant(e)s qui refusent une école de la compétition, du fichage, du rejet.

L’ICEM soutient tous les enseignant(e)s qui refuseront d’être complices de la destruction de l’Ecole Publique, de l’Ecole pour tous.

L’ICEM soutient tous ceux qui œuvrent au sein de l’Éducation Nationale, pour une école juste, s’adressant à tous, une école formatrice d’enfants auteurs de leurs apprentissages et citoyens de demain.

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